La CGT Bus

Accueil > Campagnes > Salaires, pouvoir d’achat > Gagner sur les salaires, c’est possible !
Pouvoir D’achat Gagner sur les salaires, c’est possible !

La crise sert de prétexte à une nouvelle offensive du patronat et des gouvernements contre le coût du travail en France et dans les autres pays européens.

Or, cette crise s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée et une rémunération du travail toujours plus faible. Le résultat c’est la baisse du pouvoir d’achat des salariés qui devient la première préoccupation.

À la RATP, le nombre de travailleurs pauvres augmente, les qualifications sont de moins en moins reconnues et les augmentations, lorsqu’elles existent, sont non seulement souvent individualisées mais lié à l’acceptation d’un recul de nos conditions de travail.

Mais devant des attitudes dictées par une idéologie au service de la finance, les salariés se rassemblent, s’organisent et revendiquent le droit à un salaire garantissant les moyens nécessaires à leur existence dans le respect de leurs conditions de travail.

Il n’y aura pas de solution à la crise par l’augmentation de la pauvreté et de la précarité dans notre entreprise. Pour éviter une récession, il faut une augmentation générale des salaires et pensions.

Nous voulons travailler mieux pour gagner plus.

D’autres choix sont possibles, de nombreux salariés sont mobilisés depuis plusieurs mois pour des augmentations de salaires et ont gagné.

Voici quelques exemples récents de mobilisation sur les salaires dans des PME à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Elles se sont conclues par des acquis non négligeables, preuve que la mobilisation paie, et que la syndicalisation est déterminante pour obtenir des acquis.

Les salariés de Shelbox, entreprise de la métallurgie dans le Gard, ont obtenu une augmentation générale de 4,3 %, une prime d’été de 120 €, un jour de congé supplémentaire pour les salariés âgés de 50 ans et plus, l’augmentation de leur prime de transport et celle du budget social du CE.

Les salariés de Freudenberg, entreprise de la métallurgie dans la Loire, ont obtenu 70 € d’augmentation générale, l’embauche de huit intérimaires, le paiement de 50 % des jours de grève et le changement de coefficient pour les salariés d’un secteur.

Les salariés d’ALPACI, entreprise de la métallurgie dans le Bas-Rhin, ont obtenu une augmentation générale de 40 €, une prime pour le personnel administratif de 120 € par trimestre, une prime exceptionnelle de 160 € pour tous les salariés, un salaire minimum dans l’entreprise de 1 434 € ainsi qu’un plan d’embauches.

Les salariés d’AEROCAN, entreprise de la métallurgie dans l’Ain, ont obtenu 54 € d’augmentation générale soit 4,5 % pour les plus bas salaires, 3 % pour les techniciens, 2 % pour les cadres.

Rockwool : des acquis non négligeables après huit jours de grève, entreprise d’isolation à Saint-Eloy-les-Mines dans le Puy de Dôme. L’accord conclu prévoit notamment : le relèvement du salaire de base de 1 450 euros à 1 480 euros ; une augmentation moyenne individuelle au mérite spécifique aux bas salaires portée à 3,8 % ; une augmentation moyenne individuelle au mérite de 2,5 % pour l’ensemble des salariés ; la création d’une prime de transport de 96 euros nets par an pour les salariés résidant à moins de 3 kilomètres de l’usine ; l’augmentation de la prime d’astreinte usine de 19 % et de la prime de panier de 10 % ; versement d’une prime de fin de conflit de 150 euros à tous les ouvriers et Etam et étalement des retenues des heures de grève entre un mois et six mois. Enfin, l’accord se conclue sur un engagement de la direction à ne procéder à aucune action tendant à « stigmatiser les salariés ayant fait usage du droit de grève ».

Restauration rapide : un accord novateur pour une grille de salaires Un accord a été conclu par l’ensemble des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) de salariés et le syndicat national de l’alimentation et de la restauration (SNARR) qui va permettre aux 120 000 salariés de la branche de bénéficier d’une grille de salaires conventionnelle revalorisée et d’une prime annuelle conventionnelle dont le montant sera calculé en fonction de l’ancienneté. Les partenaires sociaux se sont également engagés à mettre en place une mutuelle/frais de santé obligatoire pour tous les salariés de la Restauration rapide.

Plastyrobel : la grève dégèle les salaires Après deux ans de gel des salaires et de hausse des prix, tous les ouvriers de cette PME de la filière plasturgie se sont mobilisés avec leur syndicat CGT pour revendiquer 50 euros d’augmentation à partir de lundi 24 janvier au petit matin. Confronté à cette mobilisation, le patron de cette petite entreprise a mis en avant des difficultés liées à la crise et au prix des matières premières pour leur proposer 20 euros et des tickets restaurant. Mais c’est du net sur la fiche de paie, du pouvoir d’achat que veulent ces salariés. Finalement, la direction a fini par céder 45 euros d’augmentation pour tous et le travail a repris après la signature d’un accord.

Groupe Thales : les syndicats CGT/CFDT/CFE-CGC/FO/CFTC de Thales Communications (TCF), et de Thales Alenia Space (TAS), appellent à une journée d’action ce jeudi sur les salaires. L’intersyndicale de TAS, dénonce une politique salariale 2011 "inacceptable et provocatrice", alors que la filiale a connu "une année exceptionnelle". Chez TCF qui a dépassé tous ses objectifs en 2010, la direction propose "une augmentation individuelle de 2%", alors que l’intersyndicale demande le double. Une journée d’action unitaire pour les salaires


le 23 mars 2011 Haut de page Imprimer cet article
   
   
   
ERREUR : Votre E-mail est incorrect ERREUR : Vous devez remplir tous les champs
 
 
Crédits  |   MANIFESTATION LE 26 MAI À PARIS  |   Plan du site