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Licencié abusivement, réintégré grâce à la CGT Justice ! Parce qu’elle l’avait embauché en CDI, la Direction a cru qu’elle pouvait agir au mépris du droit le plus élémentaire et jeter un collègue à la porte. Le 8 juillet, la direction des Lilas a licencié un machiniste suite à une procédure injuste et expéditive.

Notre collègue avait été victime d’un accident de la route qui lui a laissé des séquelles. Il a d’ailleurs été reconnu travailleur handicapé. À sa reprise, la Médecine du Travail l’a déclaré "apte avec restrictions". Mais à peine avait-il remit sa feuille, qu’il était convoqué à un entretien disciplinaire !!!

Pour quel motif, quelle faute supposée ? La direction lui reprochait de n’être "plus en capacité d’exercer son métier". En réalité, le but était de se débarrasser d’un agent considéré comme non productif, dans un contexte de recherche d’une productivité effrénée qui n’épargne ni les malades ni les inaptes. Recruté en contrat CDI ou pas, il s’agît bien là d’une discrimination d’un travailleur handicapé. Le procédé est inhumain : on balance au chômage un salarié en difficulté, dans un contexte de crise, pour le seul fait de son état de santé.

La CGT a accompagné l’agent dès le début de la procédure, contestant celle-ci sur la forme et sur le fond, dénonçant le but de ce licenciement ainsi que les irrégularités. Notre collègue a été accompagné à l’Inspection du Travail qui a aussitôt réagi vu la gravité des faits et le nombre de manquements au droit du travail. L’inspecteur a fait une longue liste des irrégularités et a jugé que le licenciement traduisait "une intention choquante, inadmissible, et il ne faut pas que de telles pratiques puissent continuer".

A l’issue de cette rencontre la direction était mise en demeure par l’inspecteur du travail de réintégrer le salarié dès le lundi 26 juillet, sous peine de poursuites en justice. Dans la journée du lundi 26 juillet, la direction annonçait la réintégration de notre collègue avec la mise en place d’un véritable accompagnement lié à sa situation actuelle. Cela aurait pu, aurait dû être fait dès le début !

De tels agissements, de telles procédures non seulement injustes mais piétinant allégrement les règles les plus élémentaires du droit du travail ne doivent pas se reproduire. Il n’est pas question que nous nous laissions faire !

Il faut obliger la direction à respecter les agents, à cesser sa politique de Père Fouettard. La réintégration de notre collègue montre qu’il n’y a pas de fatalité et que l’on peut faire reculer la direction quand on se bat.

C’est avec plaisir que nous allons retrouver notre collègue de travail parmi nous.

Télécharger la note de l’INSEE sur les discriminations liées au handicap et à la santé


le 30 juillet 2010 Haut de page Imprimer cet article
   
   
   
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